Le staff de l'AVH : la bonne humeur est toujours de rigueur !

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# Posté le samedi 14 juin 2008 06:54

Guider un aveugle

Quelques conseils pour mieux guider un aveugle :


1 - Comment décrire ?

Avoir une conversation avec un aveugle c'est :

Accepter qu'il y ait des moments de silence

Être à-même d'échanger des paroles avec une personne qui ne croise pas notre regard sans en être perturbé.

2 - Le vocabulaire de la vue

N'ayez crainte d'utiliser les formes langagières comme " tu as vu", " regarde ça ",etc. Ces formes langagières sont également utilisées par les déficients visuels.

Rappelez-vous qu'il est possible de voir avec ses autres sens (odorat, toucher...) L'aveugle se crée des images mentales à partir des objets.

3 - Soyez précis dans vos dires

Evitez de dire : " Là-bas il y a une chaise ou un peu plus loin là-bas..." Pour l'aveugle ces informations sont vagues et d'aucune utilité. Elles sont le constat des regards et des gestes de l'interlocuteur.

Privilégiez les informations précises, par exemple : " à trois mètres devant toi tu trouveras une chaise... "

N'hésitez pas à faire du bruit avec l'objet recherché.

4 - Les devinettes

Dans la rue, n'oubliez pas de vous présenter quand vous croisez un aveugle qui vous est connu : il ne vous voit pas.

Donnez lui votre nom et laissez lui le temps de vous reconnaître.

5 - Comment guider un aveugle ?

Proposez lui votre bras ou votre épaule en lui demandant quel côté (droite ou gauche) lui convient le mieux.
Précédez-le toujours d'un pas afin d'anticiper les obstacles rencontrés.

6 - Au revoir

Prévenez l'aveugle de votre départ mais aussi de votre retour. Rien de dire que de se rendre compte que son interlocuteur est parti.

7 - Traverser la rue

Si vous pensez que l'aveugle a besoin d'aide, le mieux est de lui demander et d'attendre sa réponse.

8 - Trottoirs et escaliers

Pensez à décrire la hauteur de la marche et si elle est à monter ou à descendre. N'oubliez pas de présenter la première et la dernière marche.

N'hésitez pas à présenter les différentes possibilités offertes et respectez son choix : prendre l'escalier roulant, les marches, etc.

N'ayez pas peur, les déficients visuels sont des gens comme nous
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# Posté le mercredi 18 juin 2008 06:14
Modifié le lundi 23 juin 2008 12:17

Vivre avec un handicapé, ce n'est pas si difficile

Vivre avec un handicapé, ce n'est pas si difficile
Le handicap se vit parfois avec davantage de difficultés lorsqu'on est... valide. Selon un sondage Ipsos, plus d'une personne valide sur deux (57%) ressent le besoin d'améliorer sa capacité à entrer en contact avec les handicapés. En clair, oui pour s'ouvrir à la différence, mais comment ?

Accepté par ceux qui sont frappés, le handicap est souvent vécu comme un tabou difficile à aborder par ceux qui sont en plein possession de leurs moyens physiques et mentaux. Et pourtant, aller à l'école, vivre en couple ou encore travailler avec quelqu'un qui n'est pas en pleine possession de ses moyens est possible. " Ce qui fait peur, c'est l'inconnu, pas la différence ". Dès qu'on a dépassé sa gêne ou sa timidité et surtout qu'on a compris comment s'adresser à un déficient visuel, à un sourd, le contact devient plus facile.

Trois conseils aux valides :

1 - Ne culpabilisez pas.

Aborder le handicap avec une personne qui en est atteinte est loin d'être facile. Pour dépasser sa gêne, le meilleur moyen est d'en parler franchement. De dire à la personne handicapée que c'est la première fois que l'on rencontre ce handicap et que l'on a beaucoup de choses à apprendre...

2 - Ce sont des êtres humains comme les autres !

Comme chez les valides, il y a ceux qui sont sympas et ceux qui sont franchement pénibles. Ce qui est différent chez les personnes handicapées, c'est leur rapport aux objets, pas aux hommes. Les déficients visuels sont tous différents, de même pour les personnes en fauteuil. Personne ne vit son handicap de la même manière.

3 - Abordez d'abord le sujet en tête à tête.

Du coup, certaines personnes à mobilité réduite aborderont le sujet sans gêne, alors que cela sera plus difficile avec d'autres. le mieux est d'en parler en tête à tête. Il suffit de demander si la personne désire ou non en parler. Et de respecter sa volonté.

Pour vous aider dans cette approche, l'Association Valentin Haüy vous propose des ateliers de sensibilisation à la déficience visuelle.
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# Posté le dimanche 22 juin 2008 14:36
Modifié le dimanche 22 juin 2008 15:01

Récit d'une adolescente malvoyante

Je vis avec un handicap visuel depuis ma naissance. Depuis toute petite j'ai essayé plusieurs sortes de lunettes qui ne m'ont jamais corrigé ma vue. J'ai réalisé une multitude de longs et douloureux examens pour comprendre pourquoi. D'après les médecins, il s'agit d'une maladie génétique : la maladie de Leber. Il y a de grandes probabilités pour que je ne devienne pas complètement aveugle, pour que je voie des formes et distingue le jour et la nuit. Mon problème de vue n'est pas dû à une atrophie des nerfs optiques puisque ma vue n'est pas stable (elle évolue tout le temps). Actuellement, ma vision est de 1/10ème à l'½il droit et 0,5/10ème à l'½il gauche, je ne perçois pas les reliefs, je ne vois pas les personnes qui me sont éloignées à plus d'un mètre car tout devient flou à cette distance. Quand je vois un groupe de personnes, j'ai du mal à distinguer qui est qui. Il m'est difficile de décrire aux autres ce que je ressens au niveau des mes yeux. Pour mieux vous en rendre compte, voici néanmoins ce qu'il m'arrive au niveau visuel au cours de mes journées :

- Je suis parfois presque dans le noir absolu.
- Je vois trouble, comme si il y avait de l'eau dans mes yeux.
- Je vois des taches blanches qui apparaissent devant mes yeux
- Je vois comme si il y avait des pigments qui renforcent les couleurs.
- J'ai des douleurs continuelles aux yeux, comme si on me tirait les yeux par l'arrière.
- J'ai des migraines à répétitions.
- Mes yeux me brûlent, me piquent, me grattent, sont secs.
- Parfois je vois des petits carrés noir et blanc qui défilent à toute vitesse.
- Quand je reçois la lumière dans les yeux je vois comme des formes : des ronds, des carrés.

D'une façon générale, les malvoyants se trouvent entre deux mondes : celui des voyants et celui des non-voyants. Pourquoi ? Car il n'est pas complètement aveugle et pas complètement voyant. Avec les voyants, je dois adapter les choses que je fais comme me mettre à 15 cm de la télévision quand je regarde la télé et avec les non-voyants, souvent, il y a beaucoup de choses que j'arrive à faire par rapport à eux, c'est pourquoi je suis souvent leur guide. Je me situe entre ces deux mondes, dans un monde de transition. Je sais que ma vue intrigue mes amis, mes enseignants. Devant les gens, au lycée je suis une fille dynamique et qui rigolle tout le temps. Mais les gens ont tendance à oublier ce que je vis que je souffre énormément ! Je trouve regrettable que je doive me trainer au sol pour prouver aux autres que je souffre...

J'ai trop bien compris qu'en ce qui concerne le handicap, tant que cela ne se voit pas on n'y croit pas ! Je fais souvent les frais de ce mode de pensée. En effet, mon handicap ne se voit pas autant que celui d'un aveugle. Trop souvent mon handicap est mal perçu. On m'assimile à une tricheuse, à quelqu'un de maladroit. C'est vraiment grave et cela m'énerve. Voici un peu de mon quotidien scolaire :

10h : Début des cours ! J'entre dans ma salle de cours, les lumières sont trop fortes elles me font mal aux yeux mais personne ne le sait car je ne dis jamais quand j'ai mal sauf quand c'est insupportable. Là c'est biologie, j'ai bien appris mais pas de chance... le dernier exercice est un dessin mal marqué et je ne les vois pas ! Je l'ai noté sur ma feuille : "Je ne peux pas faire cette exercice car je ne vois pas les dessins ".

12 h : L'heure de se rendre au self. Comme d'habitude, au passage je me prends toujours quelques trucs : poteaux, arbres... à force cela ne me fait plus mal. Au self, j'ai du mal à voir le choix de ce qu'il y a alors mes amies m'aident pour me dire ce qu'il y a et parfois me jouent des petits tours.

14 h : Interrogation de mathématiques. Oups la professeur a oublié la photocopie ! Bon c'est vrai ça arrive... comme d'habitude je sors mon ordinateur portable, ma synthèse vocal et mon logiciel agrandisseur. Mes yeux me picotent et par moments je vois flou. La fatigue, le stress provoquent un effet « discothèque » oui je dis ça pour rigoler mais c'est que parfois j'ai toutes les couleurs qui défilent devant mes yeux, alors je prends un cachet, cela me soulage un peu et j'attends que cela passe.

Maintenant vous savez à quoi peut s'apparenter le quotidien d'une adolescente malvoyante. J'espère que vous comprendrez davantage la phrase de St Exupéry : " L'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le c½ur ".

http://leregardelavie.skyrock.com
# Posté le vendredi 04 juillet 2008 07:29
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 08:58

Une panne de fauteuil

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# Posté le vendredi 04 juillet 2008 08:12
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 09:18